Les chiffres du marché de l’immobilier

Dans l’immobilier ancien, les chiffres 2009 s’établissent à 590 000 ventes, loin du pic de 2007 (800 000 ventes) et même en-dessous d’une année 2008 qualifiée de mauvaise (670 000 ventes). L’activité n’a redémarré qu’au mois d’avril 2009.

Dans le neuf, en revanche, le bilan 2009 est correct avec, selon la Fédération des Promoteurs constructeurs, avec 105 000 ventes d’appartements (dont les deux tiers en tant qu’investissement locatif) et 178 000 maisons neuves.

Plusieurs facteurs d’explication :

  • La baisse des prix ; moins 7,5 % en 2009 pour les appartements et moins 9 % pour les maisons. Une baisse qui se poursuit en 2010, mais moins fortement.
  • La chute des taux de crédits immobiliers, revenus à des niveaux historiquement bas ; en février 2010, la moyenne était de 3,64 % hors assurance (source : l’observatoire Crédit Logement/CSA). A mensualités égales, un particulier peut acheter 9 mètres carrés de plus qu’un an plus tôt… autant dire une pièce de plus ! Notons cependant que la plupart des acquéreurs, par prudence, préfèrent s’endetter moins plutôt qu’acheter plus grand.
  • Les banques sont davantage prêteuses ; en 2009, le crédit à l’habitat a progressé de 4%.
  • L’impact des aides publiques a soutenu l‘activité : le doublement du prêt à taux zéro, le Pass foncier, le dispositif Scellier pour l’investissement locatif, la TVA à 5,5 % pour un achat neuf en zone ANRU.
  • En temps de crise, la pierre apparaît plus que jamais comme valeur refuge. C’est vrai aux yeux des particuliers mais aussi pour les investisseurs privés. Beaucoup de candidats à la propriété concrétisent le projet qu’ils avaient jusqu’alors différé.

Les perspectives à court terme

Toutefois, les observateurs restent prudents ; faut-il craindre une remontée des taux ? Elle semble inéluctable. Les limites sont économiques ; 7 personnes sur 10 ayant un projet d’achat disposent d’un budget inférieur à 200 000 euros et plus de moitié d’entre eux ne souhaitent pas dépenser plus de 2000 euros par mois en remboursement (source : l’observatoire Avendrealouer.fr).

Dans le neuf, l’avenir est également incertain ; les incitations fiscales vont progressivement être retirées (lois Robien et Borloo) ou recentrées sur des critères écologiques. La peur du chômage reste ancrée ; 9 % des acheteurs retardent leur projet par crainte de perdre leur emploi ou celui de leur conjoint (source : l’observatoire Avendrealouer.fr).

Conclusion des experts ; les prix devraient rester stables dans le neuf et reculer de 4 à 7 % en moyenne dans l’ancien.

Des taux d’intérêts historiquement bas

Ceux qui veulent emprunter sont encore favorisés, du moins dans les prochains mois. Puisque les banques veulent séduire les clients, ces derniers peuvent négocier par rapport aux barèmes officiels. Le taux fixe moyen, hors assurance, proposé par les banques pour un emprunt sur 15 ans est à 3,75 % (3,50 % pour un excellent dossier).

Autre conséquence : les ménages s’endettent moins longtemps, d’autant que pour les échéances longues, les taux ont moins baissé et sont dissuasifs. Ainsi, la durée des crédits se raccourcit : 22,1 ans en 2008, 21,1 ans en 2009, 19 ans en 2010.

Les motivations pour devenir propriétaire

Deux tiers des Français rêvent d’une maison bien à eux. Leurs motivations sont multiples : plus avantageux que la location (pour 22 %), se sentir vraiment chez soi (pour 33 %), constituer un patrimoine pour la retraite (19 %), transmettre un patrimoine à ses enfants (13 %), stabiliser le cadre familial (5 %), se protéger contre le disque du chômage (2 %).

La politique du logement du gouvernement actuel vise toujours à faire de  la France un pays de propriétaires ; plus économique qu’idéologique, le soutien aux futurs acquéreurs a permis de sauver l’industrie immobilière et des milliers d’emplois dans le BTP.

Conclusion

  • Le marché immobilier est en plein bouleversement se cherche pour retrouver un point d’équilibre de fonctionnement
  • La plupart des acteurs du marché immobilier continuent de fonctionner traditionnellement attendent le retour d’un marché facile